20 Mars 2018  |  Espace & Particules
Publié dans La Revue POLYTECHNIQUE 03/2018

Espace & Particules /3/2018)

Première mesure de haute précision de la masse du boson W
Dans un publié dans le European Physical Journal C, la collaboration ATLAS du CERN rapporte la première mesure de haute précision obtenue auprès du LHC, de la masse du boson W, l’une des deux particules élémentaires porteuses de l’interaction faible, qui régit le comportement de la matière dans l’Univers. Le résultat présenté fait état d’une valeur de 80’370 ± 19 MeV, ce qui est en accord avec ce que prévoit le Modèle standard de la physique des particules.
La mesure effectuée s’est basée sur quelque 14 millions de bosons W enregistrés lors de l’année 2011, lorsque le LHC fonctionnait à une énergie de 7 TeV. En raison de la complexité de l’analyse, près de cinq ans ont été nécessaires à l’équipe d’ATLAS pour obtenir ce nouveau résultat. Des études supplémentaires, s’appuyant sur l’immense ensemble de données du LHC désormais disponible, ouvriront la voie à une précision encore plus grande dans un futur proche. Il est remarquable que la masse du boson W puisse aujourd’hui être prédite avec une précision dépassant celle des mesures directes. En effet, tout écart entre la masse mesurée et la masse prédite de cette particule pourrait révéler de nouveaux phénomènes entrant en conflit avec le Modèle standard.
 
Vers une meilleure prévision des éruptions solaires
Un seul phénomène pourrait contrôler toutes les éruptions solaires. C’est ce que viennent de mettre en évidence des chercheurs du CNRS, de l’École polytechnique de l’Université Paris-Saclay, du CEA et de l’Inria, dans un article de la revue Nature. Ils ont mis en évidence la présence d’une «cage» renforcée dans laquelle se développe une «corde magnétique» à l’origine des éruptions solaires. C’est la résistance de cette cage aux assauts de la corde qui détermine la puissance et le type de l’éruption à venir. Ces travaux ont permis d’élaborer un modèle capable de prévoir l’énergie maximale qui peut être libérée lors d’une éruption solaire, aux conséquences potentiellement dévastatrices pour la Terre.
Comme sur Terre, des tempêtes et ouragans balaient l’atmosphère du Soleil. Ces phénomènes, causés par une reconfiguration brutale et soudaine du champ magnétique solaire, se caractérisent par une intense libération d’énergie sous la forme d’émissions de lumière et de particules, ainsi que, parfois, par l’éjection d’une bulle de plasma. C’est l’étude de ces phénomènes, qui se produisent dans la couronne, la zone la plus externe du Soleil, qui permettra de mettre au point des modèles de prévision, comme pour la météo terrestre. Ceci afin de limiter notre vulnérabilité face aux éruptions solaires, qui peuvent impacter gravement plusieurs secteurs, comme la distribution d’électricité, les systèmes GPS et de communication, etc.


25 Septembre 2018  |  Espace & Particules

Espace & Particules (9/2018)

Une équipe internationale d’astronomes, emmenée par l’Université de Genève, a utilisé la vision ultraviolette du télescope spatial Hubble de la NASA et de l’Agence spatiale européenne, afin de capturer l’une des plus grandes vues panoramiques témoignant de la naissance des étoiles dans l’Univers lointain. Le champ comprend quelque 15’000 galaxies, dont 12’000...
20 Juin 2018  |  Espace & Particules

Espace & Particules (6-7/2018)

De nouveaux résultats des expériences ATLAS et CMS auprès du Grand collisionneur de hadrons (LHC) montrent la force de l’interaction entre le boson de Higgs et la particule élémentaire la plus lourde que l’on connaisse, le quark top Le boson de Higgs n’interagit qu’avec les particules massives. Et pourtant, il a été découvert lors de sa désintégration en deux photons,...
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