25 Septembre 2018  |  Énergie & Environnement
Publié dans La Revue POLYTECHNIQUE 09/2018

Énergie & Environnement (9/2018)

Une caméra et un laser à la chasse des débris spatiaux
Le Centre suisse d’électronique et de microtechnique (CSEM) de Neuchâtel s’’est associé au projet européen de nettoyage de débris spatiaux «RemoveDEBRIS», lancé dans le cadre du septième programme-cadre de l’Union européenne (FP7), qui rassemble dix partenaires.
Le CSEM a mis au point un système laser (lidar) permettant d’obtenir des images 3D, ainsi qu’une caméra couleur. Il s’agit s’un système de vision développé en partenariat avec Airbus et l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (INRIA). Le système a pris place à bord d’un satellite chasseur de débris lancé le printemps dernier, pour rejoindre la Station spatiale internationale.
Le satellite va générer ses propres débris – en fait de mini satellites équipés d’un GPS – et tentera de les repérer et de les récupérer. Le système de vision du CSEM associera images, optique et laser afin d’obtenir la meilleure image, ainsi que la distance de l’objet. Il est capable de détecter des déchets de quelques centimètres à plusieurs mètres, sur une distance de quelques dizaines de mètres.
Quelque 17’000 débris spatiaux de plus de 10 cm circulaient en orbite basse début 2016 et on estime qu’il existe environ 500’000 débris de plus de 1 cm et 100 millions de débris dont la taille est supérieure à 1 mm. Ces débris sont progressivement éliminés car leur altitude diminue en raison de la perte de vitesse due aux frottements. Ils finissent par brûler lors de leur rentrée dans l’atmosphère. Mais leur nombre est en augmentation constante, du fait de l’activité spatiale et d’une élimination naturelle très lente dès que leur orbite dépasse 700 km.
Ces débris présentent un danger pour les engins spatiaux opérationnels. En effet, ils circulent à des vitesses très élevées – de l’ordre de 8 km/s pour les débris en orbite basse – et l’impact d’un débris, même petit, sur un satellite peut entraîner des dégâts importants et parfois sa destruction.
 
Les forages de sondage de la Nagra
Dans ses rapports d’évaluation de sécurité technique, l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) est arrivée la conclusion que les forages de sondage seront à même de fournir les informations nécessaires pour l’évaluation ultérieure de la sécurité des dépôts de déchets nucléaires en couches géologiques profondes dans les domaines d’implantation Jura-Est et Zurich Nord-Est.
L’IFSN a vérifié les huit demandes de forage déposées par la Nagra. Elle considère l’ensemble de ces forages de sondage comme appropriés. Ils permettront de récolter les données nécessaires pour porter un jugement détaillé sur les domaines d’implantation retenus, et finalement de faire un choix parmi eux. L’IFSN ne prévoit pas d’effets négatifs sur l’environnement, pour autant que les moyens techniques prévus soient utilisés de manière adéquate.


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