23 Octobre 2019  |  Vie des entreprises
Publié dans La Revue POLYTECHNIQUE 08/2019

Echos des Journées romandes des arts et métiers

Georges Pop

Hasard du réchauffement, les journées organisées les 24 et 25 juin par l’USAM se sont déroulées à Champéry sous le signe d’une canicule précoce, alors que le thème de l’environnement figurait au programme. Avec cette interrogation: que font les 300’000 PME affiliées à l’USAM ? Dans le secteur du solaire, par exemple, où le potentiel en termes de surface disponible est considérable. La question est restée sans réponse concluante.

La conseillère nationale Isabelle Chevalley est une femme de convictions. Guère surprenant que la verte libérale vaudoise, invitée des 52es Journées des arts et métiers organisées à Champéry les 24 et 25 juin par l’Union suisse des arts et métiers (USAM), entame en coulisses une vive discussion sur deux de ses chevaux de bataille: l’éolien et le solaire, qui ont pris un retard «affligeant». Elle fulmine contre les opposants à l’éolien, qui bloquent des projets qui sont dans le «pipe-line» depuis des années. En juin, les communes de la Montagne de Buttes ont levé les oppositions contre les dix-neuf éoliennes appelées à produire 10 % de la demande d’électricité du canton de Neuchâtel. Mais des recours sont dans l’air et rien ne se fera avant des années.
 
Une salle à l’abri de la canicule.
 
 
La beauté des panneaux photovoltaïques
Côté solaire, Isabelle Chevalley s’emporte contre ceux qui dénigrent le photovoltaïque, car les panneaux ne sont pas beaux. Elle ironise: «Il faudrait donner des bases de sociologie aux ingénieurs pour leur dire comment convaincre la population».
La boutade est rapportée peu après à Massimiliano Capezzali, qui s’en amuse. Après avoir codirigé le Centre de l’énergie de l’EPFL, ce Chaux-de-Fonnier a rejoint la HEIG-VD où il dirige le nouveau Pôle de compétence Énergie avec priorité sur le renouvelable. Lui qui forme les ingénieurs de demain, regrette aussi une forme d’inertie ambiante. Mais il admet que dans le solaire et surtout dans l’éolien, «on a parfois voulu passer en force. Grave erreur ! Il faut chercher à convaincre même lorsque le débat est irrationnel.»
Selon les chiffres de la Fondation de l’énergie, la Suisse, en dépit de son savoir-faire, produit à peine 250 kWh d’énergie solaire et éolienne par an et par habitant; de quoi alimenter un lave-vaisselle. Seuls quatre pays européens font pire.
 
Catherine Frioud Auchlin dirige avec son ex-mari, une PME de quinze collaborateurs spécialisée dans le polissage des métaux. Le toit de la station d’épuration de son entreprise est équipé de 118 panneaux photovoltaïques qui génèrent 30 kWh.
 
 
Peu de projets concrets et une exception remarquable
Peu de projets concrets ont été rapportés par les quelque 150 invités issus de l’entreprise, de la politique, de la recherche, etc. Et presque aucun par des patrons d’entreprise. Catherine Frioud Auchlin fut l’une des encourageantes exceptions.
Cette femme distinguée dirige avec son ex-mari à La Neuveville (BE), une PME de quinze collaborateurs spécialisée dans le polissage des métaux. Elle a raconté comment son entreprise, pourtant modeste, s’est équipée d’une station d’épuration; comment le toit du bâtiment a été pourvu de 118 panneaux générant 30 kWh, dont 40 % sont injectés dans le réseau. Coût de l’opération: 80’000 francs dont 25’000 francs de subventions.
Question en aparté: «Pourquoi n’y a-t-il pas davantage de PME qui font comme vous ?» Sourire: «Nous, nous sommes les patrons. Nous avons décidé seuls ! Nous étions convaincus. Mais ce n’est peut-être pas toujours aussi simple.»
 
Massimiliano Capezzali dirige le nouveau Pôle de compétence Énergie de la HEIG-VD. Il a déclaré: «Il faut chercher à convaincre même lorsque le débat est irrationnel.»
 
 
Les atouts d’une croissance durable
Si Catherine Frioud Auchlin a inspiré le respect poli de l’auditoire, Leila Schwab a, quant à elle, suscité l’étonnement. Cette experte en gestion durable des entreprises, issue de l’Université de Neuchâtel a, devant l’assistance, dit avoir constaté que 60 % des PME en croissance risquent la faillite. Avant d’ajouter que ce taux tombe à 30 % pour celles qui s’engageaient dans une croissance durable. Le propos était posé. Mais un petit vent d’incrédulité a soufflé dans la salle des congrès du Palladium de Champéry.
 
À propos de l’USAM
L’Union suisse des arts et métiers (USAM) représente et défend les intérêts des petites et moyennes entreprises (PME) suisses. Les unions cantonales des arts et métiers, les associations professionnelles et de branche, ainsi que d’autres organisations et institutions visant à promouvoir les PME en sont les membres.
Parlement de l’USAM, la Chambre suisse des arts et métiers se compose de 85 à 99 membres, dont 60 représentants des associations professionnelles suisses et 25 représentants des unions cantonales des arts et métiers, élus par le Congrès suisse des arts et métiers. Les autres membres sont désignés par le Comité directeur.
www.sgv-usam.ch
 


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