24 Janvier 2020  |  Espace & Particules
Publié dans La Revue POLYTECHNIQUE 01/2020

Espace & Particules (1/2020)

Le trou noir de tous les records
Des astronomes de l’Institut Max Planck de physique extraterrestre et de l’Observatoire de Munich annoncent avoir découvert le trou noir le plus imposant jamais observé. Sa masse est estimée à 40 milliards de masses solaires. Cet objet a été repéré au centre de la galaxie Holm 15A, dans l’amas galactique Abell 85, situé à plus de 700 millions d’années-lumière de la Terre.
Ce sont les observations réalisées à l’aide du Très Grand Télescope (VLT) de l’Observatoire européen austral (ESO), au Chili, qui ont mis les chercheurs sur la piste du « monstre ». Ils ont constaté que le noyau de Holm 15A était étonnement plat et ne diffusait qu’une très faible luminosité, comparée à celle des galaxies elliptiques de masse équivalente. Ces indices les ont convaincus de la présence d’un trou noir hyper massif au cœur de la galaxie.
Les scientifiques avancent l’hypothèse selon laquelle ce trou noir s’est formé à la suite de la collision de deux galaxies, dont les trous noirs respectifs ont fusionné. Au cours de ce processus violent, les étoiles environnantes ont été éjectées par effet gravitationnel. La masse du trou noir a été évaluée sur la base du mouvement des étoiles situées autour du noyau galactique, grâce aux données photométriques obtenues par l’Observatoire de Wendelstein, en Bavière, ainsi qu’à de nouvelles observations effectuées à l’aide du VLT. À titre de comparaison, Sgr A*, le trou noir situé au centre de la Voie Lactée ne « pèse » que 4 millions de masses solaires.

La couronne solaire est un monde chaotique
Les premières données de la sonde Parker, lancée en août 2018 par la NASA pour tenter de percer les mystères de la couronne solaire, intriguent les scientifiques, qui avouent avoir été surpris. Dans une des quatre études récemment consacrées à ces observations dans la revue de référence Nature, Matthieu Berthomier du laboratoire Plasmas Spatiaux du CNRS, note que «  la couche la plus externe de l’atmosphère solaire est un monde étonnement chaotique. Nous avons vu des choses que nous n’attendions pas. La vitesse du vent solaire n’est pas du tout régulière. Elle peut accélérer de manière très impulsive, parfois de 100 à 150 km/s. C’est très bizarre », écrit-il. Les données de la sonde Parker doivent aider les chercheurs à comprendre pourquoi la couronne de notre étoile est 200 fois plus chaude que sa surface.
La sonde Parker est un observatoire spatial de 685 kg, équipé d’une batterie d’instruments chargés d’analyser les champs magnétique et électrique du Soleil, d’examiner les particules énergétiques, les ondes radio, ainsi que les plasmas. Elle doit aussi photographier la couronne solaire. Doté d’un épais bouclier thermique, l’engin orbite actuellement à quelque 27 millions de kilomètres de sa cible. La sonde doit faire 24 fois le tour du Soleil d’ici à 2026. Elle finira sa course à moins de 6,2 millions de kilomètres de l’astre du jour.


25 Mai 2020  |  Espace & Particules

Espace & Particules (5/2020)

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27 Avril 2020  |  Espace & Particules

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