25 Février 2020  |  Espace & Particules
Publié dans La Revue POLYTECHNIQUE 02/2020

Espace & Particules (2/2020)

‘Oumuamua serait un « mouton de poussière »
Baptisé familièrement ‘Oumuamua (éclaireur en langue hawaïenne), l’objet A/2017 U1 a été observé pour la première fois en octobre 2017 par le télescope Pan-STARRS1 de l’Université d’Hawaï, alors qu’il évoluait à 30 millions de kilomètres de la Terre. À la différence des comètes et des astéroïdes connus, ce petit corps de 400 m de long suivait une trajectoire hyperbolique. Il a fini par disparaître en sortant du Système solaire en janvier 2018. Pendant son bref transit, ‘Oumuamua a été identifié comme le premier objet céleste d’origine extrasolaire.
Sa nature précise embarrasse toujours les astronomes car, en plus de sa trajectoire singulière, l’objet ne répond à aucun des critères qui auraient permis de le classer dans la catégorie des astéroïdes ou des comètes. Outre son mouvement singulier et son absence de queue, ‘Oumuamua voyageait en accélérant à une vitesse que ni la gravité ambiante, ni un hypothétique dégazage ne pouvaient expliquer.
Sur la base des données recueillies lors de son passage, des chercheurs, au nombre desquels figurent l’astronome Amaya Moro-Martin du Space Telescope Science Institute de la NASA et le physicien Eirik Grude Flekkøy de l’Université d’Oslo, viennent d’émettre l’hypothèse suivante : ‘Oumuamua serait en réalité un « mouton de poussière », un agrégat de fins micrograins d’une densité massique inférieure à 1 % de celle de l’air à la surface de la Terre. Cette faible densité en ferait l’objet céleste le plus poreux jamais observé dans le Système solaire.
Dans un article publié dans The Astrophysical Journal Letters, les deux scientifiques estiment que cet amas de particules de poussière et de glace présente une structure en fractale parcourue de trous de dimensions diverses. Selon Amaya Moro-Martin, l’objet s’est montré capable de conserver sa structure en traversant le Système solaire. En revanche, s’il avait été soumis à la gravité terrestre, il se serait immédiatement effondré. Pour sa part, Eirik Grude Flekkøy note que l’objet est de nature totalement inédite et que si l’on essayait de le toucher, ce serait comme si l’on frappait une toile d’araignée.
 
Premier résultats de Parker Solar Probe
Lancée en 2018, la sonde spatiale Parker Solar Probe, chargée de percer les mystères du Soleil, a déjà effectué trois tours autour de notre étoile, avant de s’en éloigner pour se diriger vers l’orbite de Vénus. La gravitation de l’étoile du Berger permettra à la sonde de la NASA d’infléchir sa trajectoire afin de s’approcher un peu plus du Soleil, avec des passages a moins de 0,04 ua prévus en 2024.
Les premiers résultats parus en décembre dernier, montrent que le vent solaire ne serait pas un écoulement laminaire, mais qu’il serait perturbé par de petits jets de plasma. Ou encore que le nuage de poussière autour de notre étoile s’amenuise à l’approche de sa surface et que la rotation de sa couronne est plus rapide que prévu.
 


25 Mai 2020  |  Espace & Particules

Espace & Particules (5/2020)

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