25 Mars 2020  |  Espace & Particules
Publié dans La Revue POLYTECHNIQUE 03/2020

Espace & Particules (3/2020)

Un microsatellite propulsé par l’iode
L’entreprise française ThrustMe spécialisée dans les micro-propulseurs et le fabricant de satellites chinois SpaceTy ont lancé 6U, le premier satellite doté d’un moteur à iode. Il a été équipé d’un propulseur à gaz froid non pressurisé utilisant de l’iode solide. Un radiateur électrique sublime l’iode qui est projeté hors d’une tuyère, générant ainsi la poussée permettant au satellite de manœuvrer. L’utilisation de l’iode sous forme solide offre une alternative avantageuse aux systèmes de gaz sous pression – généralement du xénon – ou aux ergols inflammables. Ce système de propulsion permettra d’accroître la durée de vie de l’engin en effectuant des opérations de maintien en orbite et d’évitements de débris spatiaux.
6U est un engin de type CubeSat, un format de nano-satellite défini en 1999 par l’Université polytechnique de Californie et l’université Stanford pour réduire les coûts de lancement et permettre aux universités de développer et de placer en orbite leurs propres engins spatiaux. Les satellites au standard CubeSat ont la forme d’un cube d’un décimètre de côté pesant moins de 1,33 kg et utilisant des composants électroniques banalisés.

Un nouveau noyau en forme de poire
Une expérience menée auprès de l’installation de physique nucléaire ISOLDE du CERN montre que le noyau de l’isotope 222Ra du radium a la forme d’une poire, ce qui est extrêmement rare. La plupart des noyaux ont la forme d’un ballon de football ou de rugby. Des théories prédisent toutefois que certains d’entre eux peuvent prendre une forme exotique, comme celle d’une poire, une extrémité du noyau contenant davantage de masse que l’autre.
En 2013, une équipe travaillant sur l’installation ISOLDE a montré qu’un isotope du radium, le 224Ra, avait un noyau en forme de poire. Il s’agissait du deuxième exemple connu de cette catégorie particulière de noyaux. La nouvelle étude menée à ISOLDE par la même équipe que celle qui avait étudié le 224Ra vient donc ajouter un nouveau noyau à cette catégorie si rare.
Dans leur quête de noyaux en forme de poire, les scientifiques mesurent d’habitude les probabilités de certaines transitions entre états nucléaires, dites transitions octupolaires. Avec un noyau en forme de poire, ces probabilités augmentent. C’est précisément ce que l’équipe d’ISOLDE ainsi que d’autres groupes étudiant les formes des noyaux ont observé dans leurs précédentes expériences.
Ces noyaux exotiques sont très utiles pour mettre à l’épreuve les théories nucléaires actuelles, pour permettre de tester des variantes du Modèle standard et d’étudier de nouveaux phénomènes de physique. De plus, ils pourraient être utilisés pour la recherche d’un moment dipolaire électrique dans les particules.


29 Juin 2020  |  Espace & Particules

Espace & Particules (6-7/2020)

Une coopération internationale réunissant l’Institut Max-Planck d’optique quantique (MPQ), l’Institut Paul Scherrer (PSI) et le CERN est parvenue à créer un atome artificiel d’hélium pionique, dans lequel l’un de ses deux électrons a été remplacé par un pion. Cet atome exotique a été obtenu au bout de huit ans de recherches, à la source de pions du PSI. Les chercheurs...
27 Avril 2020  |  Espace & Particules

Espace & Particules (4/2020)

Bien que mise à l’arrêt depuis 2016, la sonde Rosetta, qui a observé pendant deux ans la comète Tchourioumov-Guérassimenko, fournit encore des données. En effet, un de ses instruments a repéré des sels d’ammonium à la surface de l’astre. Jusqu’à présent, cette molécule avait seulement été détectée dans une poussière éjectée de la comète par un autre instrument de...
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