26 Décembre 2013  |  Environnement
Publié dans Sécurité Environnement 03/2013

Les nouveaux métiers verts sont à l’étude

Un partenariat entre La Haute Ecole d’Ingénierie et de Gestion du Canton de Vaud (HEIG-VD) et des institutions de la région transfrontalière France-Suisse a permis d’obtenir un soutien financier de l’Union européenne et de la Confédération suisse. Le projet développé est un programme de coopération qui a pour objectif de s’inscrire dans une dynamique de développement durable, permettant de développer les conditions favorables à la croissance économique de l’espace lémanique et rhônalpin.

La Haute Ecole d’Ingénierie et de Gestion du Canton de Vaud (HEIG-VD), en partenariat avec des institutions de la région transfrontalière France-Suisse, a obtenu un soutien financier de l’Union européenne et de la Confédération suisse dans le cadre du programme de coopération territoriale européenne France-Suisse INTERREG IV A 2007-2013.
Le projet «Cleantech-emplois verts» (CleanEV) consiste à recueillir et analyser les besoins en compétences dans les métiers verts, auprès d’entreprises Cleantech ou en transition vers une économie plus respectueuse de l’environnement (économie verte) dans l’espace lémanique et rhônalpin.
Ce projet s’inscrit dans une dynamique de développement durable, permettant de développer les conditions favorables à la croissance économique de l’espace lémanique et rhônalpin, ainsi qu’à la création d’emplois. L’objectif stratégique étant de favoriser l’innovation et les échanges entre acteurs économiques et d’appuyer les partenariats entre entreprises et organismes de recherche dans les domaines de la préservation de l’environnement.
Le but de ce travail de diagnostic est d’identifier la demande des entreprises Cleantech en ce qui concerne les compétences et le savoir-faire dans les métiers verts. Les résultats seront utilisés pour promouvoir la création de projets de formation, destinés à contribuer à une meilleure adéquation entre l’offre et la demande de compétences dans le marché des emplois verts.
 
 
Pourquoi se tourner vers une économie plus respectueuse
L’augmentation progressive des préoccupations environnementales de la part des populations, des entreprises et des gouvernements, ainsi que les crises financière, écologique et énergétique ont renforcé un processus mondial de transition vers l’économie verte. L’exemple de la Suisse est parlant, puisque le Conseil fédéral fonde sa stratégie en matière d’efficacité des ressources et d’énergies renouvelables sur le Masterplan Cleantech de 2011. L’objectif est que la Suisse devienne, d’ici à 2020, un pôle économique leader dans les produits et les services efficaces au niveau des ressources et des énergies renouvelables. Le plan d’action Economie verte, adopté le 8 mars dernier, comprend 27 mesures visant à rendre les modes de production et de consommation moins gourmands en ressources. Une telle transitiona le potentiel de contribuer, entre autres, au développement du secteur cleantech dans notre région, à la création d’emplois verts, ainsi qu’à la réduction des risques de crises alimentaires, énergétiques, et des écosystèmes en général.
En choisissant les technologies appropriées, une entreprise peut considérablement réduire son empreinte écologique et réaliser d’importantes économies. L’espace lémanique et rhônalpin bénéficie de très bons atouts pour se positionner en tant que leader dans le marché mondial des cleantech. La transition vers l’économie verte s’accompagnera, d’une part, d’une évolution des métiers traditionnels et d’autre part, de la création de nouveaux métiers verts. La formation d’une main d’œuvre qualifiée locale est donc nécessaire, et c’est là tout le travail à effectuer de la part de la HEIG-VD d’Yverdon-les-Bains, en partenariat avec le Centre de Ressources Technologiques et Humaines d’Annemasse.
 
Un travail de fond pour un avenir cleantech
Après s’être mis d’accord sur une définition transfrontalière pour le terme cleantech, trois secteurs d’activités ont été identifiés comme prioritaires dans le contexte économique et politique actuel des deux côtés de la frontière: la construction (le bâtiment), le traitement et la valorisation des déchets, ainsi que la performance énergétique. La partie principale de l’étude repose sur une collecte de données, sur la base d’entretiens individuels, afin d’identifier les besoins et les attentes des acteurs interrogés sur les compétences que doivent posséder leurs employés. L’échantillonnage se compose de 250 professionnels présentant un lien fort avec les cleantech (organisations du monde du travail, responsables de la formation professionnelle, chefs d’entreprise). Les premières observations montrent que le terme cleantech est peu connu des entreprises, mais celles-ci se reconnaissent toutefois dans la définition. Les compétences cleantech sont transversales à tous les corps de métier d’une entreprise et leur importance tend à s’accroitre à l’avenir.
Dans un second temps, l’équipe de projet analysera le niveau d’adéquation entre les besoins en compétences et l’offre de formations existantes sur le territoire franco-suisse. Est-il adapté aux besoins exprimés par les entreprises? Les effectifs formés chaque année sont-ils suffisants? Comment faciliter l’acquisition de compétences liées aux cleantech? Quelles perspectives pour une certification des compétences reconnue au niveau européen?
A partir des éléments identifiés, une cartographie des acteurs cleantech de la région sera réalisée. Cela permettra d’identifier les leviers et pistes de coopération au sein du Bassin lémanique et rhônalpin.
Grâce au soutien d’un comité d’experts composé de spécialistes cleantech et d’acteurs de la formation initiale et continue, de l’intégration professionnelle et du développement économique, le projet dispose de connaissances spécialisées afin de régir de manière judicieuse et efficace l’étude.
Après de longs mois d’analyse et d’enquête, l’équipe de projet fournira un rapport de propositions afin de répondre aux besoins identifiés. Elles auront pour but d’adapter l’offre de formation et de faciliter le rapprochement des acteurs cleantech de part et d’autre de la frontière pour un développement dynamique des cleantech dans le Bassin lémanique et rhônalpin.
Les résultats permettront de faciliter la conception de nouveaux projets ainsi que de nouveaux services destinés à optimiser les efforts des entreprises en processus de transition vers l’économie verte dans notre région.
Ce projet veut contribuer au développement de l’offre de formation, notamment en matière de formation continue dans les métiers verts, à destination des entreprises, de la population (jeunes actifs, salariés ou personnes à la recherche d’un emploi) ou encore des collectivités. Les résultats seront connus en avril 2014.
 
Nicolas Weber
Directeur de l’institut de Génie Thermique (IGT) de la HEIG-VD
Directeur du projet CleanEV
nicolas.weber@heig-vd.ch
Tél.: 024 557 61 59
 
Marine Schalk
Ingénieur au Laboratoire des Processus Thermique (LPTherm) de la HEIG-VD
Chargée de projet CleanEV
marine.schalk@heig-vd.ch
Tél. 024 557 75 46

HEIG-VD
1401 Yverdon-les-Bains
Tél: 024 557 63 30
www.heig-vd.ch


02 Janvier 2020  |  Environnement

La planète croule sous les déchets : constats et solutions

L’humanité produit chaque année plus de deux milliards de tonnes de déchets solides municipaux; de quoi remplir plus de 822’000 piscines olympiques. Selon les données réunies à l’échelle de  la planète par Verisk Maplecroft, les premiers générateurs de déchets par habitant restent les Américains. La Chine et l’Inde, à elles deux, additionnent certes plus du quart de la production de détritus mais leur peuplement cumulé représente 37 % de la population mondiale.
30 Janvier 2020  |  Environnement

La Suisse à la pointe de la bataille pour le photovoltaïque européen

L’Union européenne veut reprendre la main sur le marché du panneau solaire et elle compte sur la Suisse. Bruxelles a accordé en septembre 10,6 millions d’euros (11,4 millions de francs) de financement au projet HIPERION qui prépare des panneaux de nouvelle génération, plus efficaces et capables d’engranger l’énergie solaire même par temps couvert. Battue en brèche par la compétitivité et le quasi-monopole chinois, l’Europe compte sur la technologie très prometteuse, voire révolutionnaire, d’une start-up basée à Ecublens, dans la région lausannoise.
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