29 Mars 2019
Publié dans Revue Internationale de CRIMINOLOGIE et de POLICE Technique et Scientifique 01/2019

Le devenir-jihadiste des Occidentaux à l’ère d’Internet: événements, affects et sens

par Maria Mourani

Résumé
À partir de l’approche rhizomique de Deleuze et Guattari – qui revient à penser l’humain comme un devenir – et de la méthodologie du récit de vie, nous avons tenté de comprendre la germination du devenir-jihadiste chez des jeunes Canadiens, Belges et Français, en nous intéressant, notamment, à la coprésence d’Internet. L’objectif étant, d’une part, de mieux comprendre l’émergence de ce moment où l’on perçoit les choses autrement lors de cette rencontre virtuelle ou réelle, humaine ou non-humaine, qui affecte, fait agir et donne sens à une ligne de fuite, un devenir-jihadiste. Et, d’autre part, de décortiquer les événements et les agencements-vie, particulièrement en coprésence d’Internet, qui amènent l’acteur à penser et ressentir autrement, alors qu’une autre façon de vivre et de sentir s’enveloppe en lui.

Summary
Using the rhizomic approach of Deleuze and Guattari - which understands humans as becomings - and a methodological study of life histories, we have tried to understand the germination of becoming-jihadist in young Canadians, Belgians and French, particularly with the copresence of the Internet. The objective is, on the one hand, to better understand the emergence of the specific moment when one perceives things differently during this virtual or real meeting, human or non-human, which affects, makes action and gives meaning to a line of flight - a becoming-jihadist. On the other hand, the objective is to dissect the events and the agencements-vie, particularly with the copresence of the Internet, that lead the individual to think and feel differently, while another way of living and feeling develops within.


30 Mars 2020

Perceptions et attitudes des analystes envers les logiciels de prédiction de la criminalité : le cas des polices cantonales romandes

Depuis la fin des années 90, on entend parler dans les milieux policiers et académiques d’un nouveau modèle de police, dit la police prédictive. Cette approche apparaît être plus populaire dans les pays anglo-saxons en comparaison aux pays d’Europe continentale. Ce travail tente d’identifier des raisons qui pourraient expliquer ce décalage en proposant une étude du contexte suisse-romand. Plus précisément, cet article fournit un aperçu des expériences, des perceptions et des attitudes à propos de l’utilisation de logiciels de prédiction de la criminalité dans les polices cantonales romandes. Les données ont été récoltées au travers de cinq entretiens semi-directifs avec des analystes criminels des polices cantonales de Fribourg, Genève, Jura, Neuchâtel et Vaud. Trois constats principaux se dessinent à l’analyse des résultats. Premièrement, les logiciels de prédiction ne sont pas utilisés dans les polices suisse-romandes et cela ne devrait pas évoluer. Deuxièmement, les répondants ne perçoivent pas ces logiciels comme étant fiables et valides, et par conséquent, ne voient pas de raison de les utiliser. Troisièmement, plusieurs risques liés à leur mise en œuvre sont identifiés par les répondants, le principal étant une peur de perte du jugement humain dans le processus analytique.
30 Mars 2020

Cybercriminalité : Une réalité protéiforme mal définie

Depuis que les technologies de l’information existent, les réponses juridiques à leur utilisation abusive font légion. En effet, l’évolution de ces technologies demande sans cesse de nouvelles solutions juridiques. Cependant, à cause de leur incontrôlable mutation et de la spécialisation nécessaire à la compréhension de ces technologies, le droit a souvent été rapidement dépassé. Définir la cybercriminalité est extrêmement délicat, tant le phénomène se développe et apporte toujours davantage de faits qualifiés ensuite d’infraction par le droit. En outre, l’étendue de la cybercriminalité mène le droit à être applicable dans plusieurs domaines. Ainsi, le respect de la vie privée, de la vie professionnelle, du droit d’auteur, la liberté d’expression, la protection des biens immatériels des entreprises, etc. sont autant de domaines applicables à la cybercriminalité.
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