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27 avril 2020 | La Revue POLYTECHNIQUE 04/2020 | Énergie & Environnement

Énergie & Environnement (4/2020)

Une offre accrue en matière de mobilité électrique
La société Migros Vaud annonce l’installation, dès ce mois d’avril, de 48 nouvelles bornes de recharge pour véhicules électriques sur les parkings de plusieurs de ses centres, ainsi que sur les sites du Signal de Bougy et de Golf Parc. « Avec des bornes d’une puissance de 22 kW, il sera possible de recharger plus de 50 % de la batterie d’une Zoé standard, par exemple, en moins de 60 minutes », explique Kevin Luzemo, chef de produit chez Romande Energie, partenaire de l’opération.
« Notre stratégie environnementale prend en considération les moyens de locomotion de nos clients. Dès lors que le nombre de véhicules électriques est en constante augmentation, il était évident pour nous de développer cette prestation », souligne pour sa part Lara Arietano, spécialiste de l’énergie chez le grand distributeur. Elle précise : « Active dans le développement durable, Romande Energie dispose de bornes électriques de recharge. L’entreprise nous a semblé être le parfait partenaire pour ce projet ».
Les douze centres concernés sont ceux de Crissier, Rolle, Renens, Lausanne-Chailly, Lausanne-Bergières, Romanel, Montagny, Yverdon, Aigle, Obi Renens, Oron-la-Ville, ainsi que celui de la Vallée de Joux. Les nouvelles bornes sont installées en étroite collaboration avec evpass, le plus grand réseau de recharge public national pour véhicules électriques, qui dispose d’un réseau de quelque 1600 points de chargement. Les bornes ont été fabriquées par la société vaudoise Green Motion.

Le premier réacteur de la centrale de Fessenheim a été arrêté
En service depuis 1977, le premier des deux réacteur de la centrale nucléaire de Fessenheim a été arrêté dans la nuit du 21 au 22 février dernier. L’ancien président François Hollande avait déjà promis cette fermeture lors de sa campagne électorale de 2012. L’engagement a finalement été tenu par le président Emmanuel Macron, qui entend réduire de 75 à 50 % la proportion du nucléaire dans la production énergétique française d’ici à 2025.
Plus vieille centrale de France, Fessenheim produisait plus de la moitié de l’électricité alsacienne. Elle emploie 800 agents d’Électricité de France (EDF), une entreprise détenue à plus de 80 % par l’État français. La fermeture de chaque réacteur coûtera, selon les estimations officielles, entre 250 et 500 millions d’euros. Une aide financière de l’État devrait être versée durant le démantèlement de la centrale, qui devrait s’étendre sur une dizaine d’années. EDF s’est engagée à ne procéder à aucun licenciement.
La centrale de Fessenheim abrite deux réacteurs à eau pressurisée (REP) à trois boucles, d’une puissance électrique nette de 880 MW. Douze réacteurs supplémentaires, sur les 58 que compte la France aujourd’hui, doivent être arrêtés d’ici 2035, sans toutefois entraîner de fermeture complète, comme à Fessenheim.